admin 6 novembre 2020

Le Togo a modernisé plusieurs textes et lois et pris plusieurs initiatives pour faire avancer les droits des femmes et marquer ainsi sa volonté de réaliser l’égalité genre. L’adoption d’un nouveau code pénal plus égalitaire en genre, d’un code nouveau foncier balayant l’ambivalence des textes coutumiers et modernes qui pénalisaient les femmes, d’une stratégie nationale d’intégration du genre dans les politiques et programmes de développement à la révision de la stratégie de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) sont des exemples de la volonté politique du gouvernement de réduire les inégalités entre hommes et femmes. Ce nouvel arsenal juridique couplé de l’action des ONG, associations et autres partenaires en développement a permis de faire reculer certaines des plus graves violences faites aux femmes telle que l’excision (Enquête Démographique et de Santé III, 2015). Des avancées sont également obtenues dans les domaines de l’éducation des filles et de l’accès des femmes à l’emploi (Enquête Démographique et de Santé III, 2015). Les données du dernier sondage Afro baromètre viennent confirmer les progrès obtenus au Togo sur le front de l’égalité des droits entre les hommes et les femmes sur de nombreuses dimensions.

Cependant, dans d’autres domaines, les gaps ont du mal à être comblés, notamment au niveau de l’accès des femmes au foncier, et la persistance des violences physiques et sexuelles ainsi que les mariages précoces (Enquête Démographique et de Santé III, 2015).

L’accès à la propriété foncière et surtout en matière de succession demeure un grand défi. En effet, par le passé, le droit coutumier cohabitait avec le droit moderne au Togo. Or, dans de nombreuses traditions, la femme, bien qu’étant un acteur très actif dans l’exploitation des terres, la commercialisation des produits agricoles, et leurs transformations, n’a pas le droit d’hériter de la terre. Depuis quelques années, le gouvernement a lancé le processus de réformes dans le secteur qui a débouché sur le Forum National du Foncier au Togo un avant-projet, et ce dernier a été adopté en juin 2018 par l’Assemblée Nationale. Des organisations non-gouvernementales soutenues par les partenaires techniques et financiers essayent de diffuser ces nouveaux textes afin de permettre aux femmes de connaitre leurs droits et de les défendre.

C’est dans ce contexte que l’ONG PAFED et ses codemandeurs à savoir ASFFID et Défis et Développement, organisent dans le cadre du projet « Appui aux actions de réseautage des associations de femmes dans la Région Centrale », financé par l’Union Européenne à travers le Pro-CEMA, des rencontres de vulgarisation des textes relatifs à la promotion de l’égalité genre et des droits des femmes au Togo dans les 5 préfectures de la Région Centrale.

A Sokodé, la rencontre de vulgarisation des textes relatifs à la promotion de l’égalité genre et des droits des femmes au Togo a eu lieu ce vendredi 06 novembre 2020 dans la salle de conférence du CRA Ex GIPATO de Sokodé.

Cette vulgarisation a pour objectif de doter les femmes, au total 100 des cinq (05) préfectures de la Région Centrale, membres du ROAF-RC de capacités à mieux défendre leurs droits à travers la connaissance des textes et lois relatifs à la promotion de l’égalité genre et des droits des femmes.

Plus spécifiquement la rencontre vise à ce que les participants connaissent et maîtrisent  les lois relatives aux droits des femmes. A cet effet des prospectus sur les droits des femmes sont distribués aux participants. Aussi des plans d’actions retour sont élaborés par les participants pour la diffusion des instruments juridiques dans leurs localités et organisations respectives.

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